druith [microcosme]

NeWz : 27 décembre 2007 – Changement de blog

http://druith.free.fr est mort, vive http://druith-microcosme.net, mon nouveau blog. Je laisse cette ancienne version en ligne quelque temps, afin de permettre un transfert en douceur, mais ne poste plus aucun nouvel article (...)

Accueil du site > 3. Weblog > 1. Divers > graphisme : linux vs windows vs mac

graphisme : linux vs windows vs mac

Être graphiste et utiliser linux : les bons et mauvais cotés à mes yeux.

publié le 26 février 2007

On voit un peu partout sur le web des posts de forums qui parlent de Gimp en comparant ce logiciel à photoshop. Pourtant, Est-ce qu’il est possible de faire du graphisme de qualité en utilisant Linux ? La question reste en suspend. Linux fait-il le poids face à Mac et à Windows ? La question est posée.

Je ne vais pas parler ici de graphisme 3D ou de montage vidéo, deux domaines dans lesquels je n’ai aucune expérience. Quand je parle de graphisme, je pense à illustration, webgraphisme, retouche photo... bref, à du graphisme 2D.

Mon expérience

Je me suis mis assez tard à l’informatique, il n’y a que 5 ans. Cela est un peu court, mais j’ai de suite été pris de passion pour cet outil. J’ai travaillé quelques mois sous Macintosh à la fac (des G3 et des G4), et depuis j’utilise quelque fois des G5 (toujours à la fac). Pour être tout à fait franc, je n’utilise pas assez les ordinateurs de chez Apple pour savoir utiliser correctement le système d’exploitation et je ne pourrais pas en parler en expert.

Par contre, je connais assez bien Windows XP que j’ai utilisé quelques années et qu’il m’arrive toujours d’utiliser un peu (sur l’ordi des autres, pour Painter Essentiels de Corel, ou pour jouer par exemple). Je sais bien utiliser Photoshop.

Je suis sous Linux depuis 1 an et demi, j’ai essayé suse, puis ubuntu et depuis 6 mois je tourne avec debian etch. J’ai essayé l’interface Gnome, et aujourd’hui, j’utilise kde.

Je ne parlerais pas uniquement des logiciels mais aussi de l’interface de travail mis à disposition par ces systèmes d’exploitations (surtout Windows et Linux).

Windows vs Linux :

Je n’ai pas eu l’occasion d’essayer le nouveau bureaux proposé par Microsoft (Vista), et je vais donc parler d’XP. Toutefois, je ne pense pas qu’il y ait de grands changements par rapport à mes critiques.

Organisation du travail :

Sous Windows, il existe des dossiers nommé "Mes Documents", "Mes Images", etc. Ceux-ci sont censés aider à l’organisation du travail. C’est assez pratique quand le graphiste n’utilise qu’une partition unique et qu’il ne sépare pas les données du système d’exploitation.

Par contre, il est difficile (je n’ai pas réussi à le faire en tout cas) de tranférer ces dossiers sur une partition à part. Il est possible d’utiliser une partition séparée, mais on perd dans ce cas les avantages des dossiers "Mes Documents".

Cette gestion des partitions séparées est beaucoup plus simple et efficace sous linux où il est possible de monter n’importe quel dossier sur la partition souhaitée. Ainsi, le dossier utilisateur "home" peut être monté sur une partition à part sans problème (c’est le cas sur mon pc).

Pourquoi utiliser plusieurs partitions ? Simplement pour ne pas perdre ses données quand on a un problème avec le système en lui-même. Chaque fois que l’on doit reformater (surtout sous Windows), on ne perd pas ainsi ses données. De plus, certains disent que ça marche mieux de cette façon.

Les bureaux multiples :

Sous linux il est possible (et même habituel) d’utiliser plusieurs bureaux pour répartir ses fenêtres. Le principe est le même qu’en faisant du multi-écran, mais sans avoir besoin d’utiliser plusieurs écrans.

Si comme moi vous aimez travailler avec une multitude de logiciels ouverts simultanément, l’utilisation de plusieurs bureaux est vraiment pratique.

capture113.png

Sur cette copie d’écran, vous pouvez voir Gimp ouvert sur un bureau. Si vous regardez en haut à gauche de la copie d’écran, vous verrez des petites cases : 1,2,3,4,5. Cela signifie que j’ai cinq bureaux virtuels, avec ouvert simultanément :

- bureau 1 : Gimp (logiciel de retouche d’image)
- bureau 2 : Inkscape et konqueror (logiciel de vectoriel et navigateur de fichier).
- bureau 3 : Opéra (navigateur internet)
- bureau 4 : Kmail (logiciel de messagerie électronique)
- bureau 5 : VLC en multiposte (lecteur de vidéo qui permet sous free de regarder la télé avec son pc : c’est le cas ici).

Passer d’un bureaux à l’autre se fait en cliquant sur ces cases ou par des raccourcis claviers : un jeu d’enfants.

En plus de cela, il est possible de personnifier entièrement l’interface graphique sous linux. Sur cette copie d’écran, on peut voir que j’utilise un dock à la macintosh en bas. En faisant un tour sur les sites dédiés à Linux, vous verrez des multitudes de façon différentes d’organiser son espace de travail.

Ceci est un point en faveur de Linux. Je trouve que lorsqu’on a passé quelque temps à customiser son espace de travail, on a ensuite affaire à un outil vraiment puissant. Je travaille beaucoup plus vite avec Linux qu’avec Windows, et même Mac, parce qu’il est entièrement adapté à ma façon de travailler.

Périphériques :

Point noir de Linux : les drivers pour les périphériques récents sont trop rares. Et on a parfois de mauvaises surprises en attendant 1 an la sortie du driver de son imprimante dernier cri, mais de façon générale, ça reste correct.

Il m’arrive de m’arracher les cheveux, mais les appareils photos numériques, mon scanner epson, et même ma tablette Wacom fonctionnent correctement. Aucun soucis avec l’usb et les cd/dvd bien sûr. Mais soyons francs, tout cela est beaucoup moins intuitif que sous Mac et Windows.

La carte graphique n’est pas un périphérique peut-être, mais là aussi c’est un vrai point noir sous linux, même si les drivers génériques sont corrects pour la gestion de la 2D (et donc pour le comparatif qui nous concerne).

C’est peut-être un problème majeur... Tous les linuxiens en ont conscience, et c’est sûrement la faute des fabricants. Sans doute que la démocratisation de linux notamment auprès des institutions de tous les pays changera peut-être la donne. Mais à l’heure actuelle, j’avoue que c’est la m...e.

Puissance brute :

Là, je n’ai pas fait de tests, et certains me diront que c’est subjectif, mais la différence chez moi est assez impressionante. Sur mon portable, je rame sous Windows quand je peux m’amuser sous Linux comme je l’entends.

Si vous regardez ci-dessus les logiciels que j’ai lancé simultanément, vous penserez que ça doit commencer à faire beaucoup pour 512mo de mémoire vive et un processeur athlon64 3500+ (qui est vraiment un bon processeur ceci dit, même s’il est mono-core) : eh bien non. Je tourne à ce rythme toute la journée sans soucis (parfois j’utilise même quelques programmes de plus).

Il faut dire que le système graphique kde ou gnome demande moins de mémoire vive pour fonctionner qu’XP, et pire Vista. De plus, l’utilisation d’une partition Swap sous linux, qui remplace la mémoire vive quand celle-ci est saturée fait vraiment des miracles par moments.

La comparaison avec Macintosh est plus difficile, mais si il est certain que les Apples sont plus véloces que les PCs avec Windows. Face à linux, la distance est moins importante. J’ai même constaté lors d’une nuit blanche passée à réaliser un site internet que je tenais mieux la route avec mon pc que mon collègue du moment avec son powerBook G4 (portable de l’époque des ppc).

Je pense que les systèmes de type unix utilisent mieux la puissance de la machine que Windows. Un avantage de linux est aussi de pouvoir décider entre jolie interface graphique et puissance. Je n’ai par exemple pas activer les effets d’ombres et de transparences de kde (comme on les trouve dans Vista et Mac) parce que mon pc se mettait à ramer un peu trop.

à suivre...

Portfolio

Technorati (rétroliens et tags)

View blog reactions

Répondre à cet article