druith [microcosme]

NeWz : 27 décembre 2007 – Changement de blog

http://druith.free.fr est mort, vive http://druith-microcosme.net, mon nouveau blog. Je laisse cette ancienne version en ligne quelque temps, afin de permettre un transfert en douceur, mais ne poste plus aucun nouvel article (...)

Accueil du site > 3. Weblog > 2. Carnet d’artiste > Colloque sur l’art parasite à Amiens

Colloque sur l’art parasite à Amiens

publié le 27 octobre 2006

Hier j’ai essayé d’assister au colloque sur le thème du parasite en art contemporain, organisé par les universités de Rennes et d’Amiens. Je crois que c’est officiel : je n’aime pas les colloques !

J’arrive un peu en retard... Je me suis trompé dans les horaires, et j’étais persuadé que le colloque commençait à 10 h 30. Mais je crois que si j’avais su, je ne me serais même pas déplacé.

C’est gentil de la part de nos professeurs d’organiser ce genre d’évènements dans le but d’enrichir nos connaissances et d’élargir nos réflexions. Mais malheureusement, ce colloque, comme tant d’autres avant lui, derrière les beaux discours, n’apporte au final, rien de neuf.

D’un coté, les intervenants théoriciens... Pour la plupart des enseignants ou des doctorants d’Amiens qui se contentent d’orienter leur habituel discours vers le thème du colloque... Une pensée déjà rencontrée les précédentes années lors des cours magistraux ou en atelier et qui, bien que toujours intéressante, ne semble plus très fraîche à mes oreilles.

De l’autre coté, des artistes. Il faudra que je demande à Leslie de me passer leur nom (j’ai perdu le papier), pour les citer ici...

Un discours démagogique, et préformaté, déjà entendu des milliers de fois. Si l’on fermait les yeux, on pourrait presque se croire en cours d’atelier à la fac, lorsqu’un étudiant de première ou deuxième année présente ses travaux, tellement leur discours semble générique et capable de s’adapter à n’importe quelle production artistique. Parfois, afin d’agiter la foule d’étudiant, l’intervenant donne une anecdote singulière où il se donne un rôle de rebelle et où il critique la société, ou bien encore, il se présente en victime subissant les affres douleurs de la terrible vie d’artiste.

C’est amusant de voir à quel point les artistes aiment se plaindre de leur vie. L’un d’eux a même été jusqu’à dire qu’il n’aimait pas les colloques... propos ridicule lorsqu’on le tien en tant qu’intervenant, mais qui permet de se donner une image d’un Caliméro hybridé avec Che Guevara. A-t’on obligé ces pauvres individus à faire de l’art ? C’est ce que l’on finirait par penser par moments, et je ne parvient jamais à savoir si la majeure partie des artistes français passent leur temps à tenir des discours incohérents et à s’auto-apitoyer sur leur sort, ou bien si ce sont les organisateurs de conférences et de colloques qui font exprès d’organiser des espèces de dîner de con ouverts au public afin de tourner en ridicule les praticiens au profit des théoriciens ? Le mystère reste total.

Certains diront que je fais de la mauvaise foi et qu’il est toujours très simple de critiquer. C’est peut-être vrai. Seulement, je fini par croire que l’on se fiche des étudiants. Je suis en art, je suis passionné par les arts, et je commence à en avoir ras-le-bol de voir défiler des types sans personnalité, prétentieux, et qui tentent de camoufler l’inefficacité de leur travail derrière des discours pompeux et sans profondeur ou qui se pensent révolutionnaires parce qu’ils pondent des œuvres quelques peu amusantes et absurdes...

Ce n’est pas forcément les œuvres de ces gens que je n’aime pas, c’est le comportement qu’ils se sentent obligés d’afficher qui me dérange. À l’heure actuelle, il semble que pour être un artiste, il faut passer son temps à se plaindre, à pondre des projets faciles à imaginer mais impossibles à réaliser, et en même temps, à penser déranger une société qui n’en a rien à foutre de l’art, tout en restant à faire des œuvres sur le boulot de gardien de musée qu’on est obligé de faire pour se nourrir, ou en restant accroché à son quartier parisien... Ces gens ne peuvent-ils pas simplement dire : « je suis artiste, je propose des projets et des œuvres qui me tiennent à cœur, et c’est tout. » ? Ne peuvent-ils pas parler de leur travail au lieu de tenter de faire de la mauvaise politique ?

Bon, j’arrête là ma gueulante, ça fait des années que ce comportement me fait tourner en bourrique, et je ne peux pas me prétendre surpris par ce colloque, ni même déçu, je savais à quoi m’attendre finalement. Je profite juste de l’occasion pour râler un peu.

Technorati (rétroliens et tags)

View blog reactions

Répondre à cet article

  • moi aussi j’y étais, je me suis senti vraiment en dehors du circuit, pas accueilli, et un peu géné de ne pas être soit enseignant soit menbre d’une institut, comment faire pour gagner un peu de pèse dans ce système ?

    Répondre à ce message

    • Gagner du pèse ? Il me semble que c’est encore un autre débat... Si j’avais la recette je serais heureux et ne m’angoisserais pas pour l’an prochain. Je crois que vivre de son art est un idéal, mais si on avait conçu l’argent comme valeur principale, je ne pense pas qu’on serait aller dans le domaine des arts. Médecin, avocat, plombier ou commercial étaient des choix plus judicieux.

      Mais je comprends peut-être pas tes propos... Tu y était en tant que quoi au colloque ? (tu n’as pas signé ton commentaire donc je n’ai aucune idée de ton identité...)

      Répondre à ce message